Focus auteurs 2019


Cali

Cavale ça veut dire s’échapper  (Cherche-Midi)

Chanteur à textes, Cali s’affirme comme un hybride assez inédit entre Jean-Louis Murat et Julien Clerc, Christophe Miossec et Jacques Higelin... Emporté par un impétueux courant radiophonique, son succès  C’est quand le bonheur ?  séduit et réussit à amalgamer humour et humeur.

Le chanteur enchaîne ensuite les albums et les tournées. Après son roman Seuls les enfants savent aimer paru en 2018 aux éditions du Cherche-Midi, il publie en mars 2019 Cavale, ça veut dire s’échapper toujours au Cherche-Midi.

France Brel

Jacques Brel, auteur (Fondation Jacques Brel)

Fille du célèbre chanteur, elle est à la tête de la fondation Jacques Brel, créé en 1981.

À quelques mètres de la Grand place de Bruxelles se trouvent les locaux de la fondation dédiée au poète en tant que chanteur, mais aussi pour l’homme qu’il était dans l'intimité, avec qui elle traversa l’Atlantique sur un voilier, 4 ans avant sa disparition en 1978.

En plus d’être à la tête de cette fondation, France Brel publie des compilations, des chansons de son père, ainsi que des livres biographiques sur la vie de l’artiste disparu depuis 41 ans.
En 2018, la fondation Jacques Brel publie Jacques Brel, auteur qui regroupe l’intégrale de ses textes et Jacques Brel chanteur, l’intégrale de ses chansons.

Pierre Vasarely

Vasarely, une saga dans le siècle (Éd. Calmann Lévy)

Artiste plasticien qui a su laisser sa trace dans l’histoire de l’art du XXe siècle, Victor Vasarely est considéré comme étant le père de l’art optique.
Artiste phare des années 60, 70, il a su créer son propre style qu’il appelle art optique, un art social, accessible à tous. On retrouve sa patte un peu partout notamment sur la pochette de Space Oddity, album de David Bowie ou encore dans le secteur de l’automobile avec le logo Renault.

Son petit-fils, Pierre s’investit depuis de nombreuses années dans la vie de la fondation Vasarely. En 2004, il rejoint l’Union française des experts, en tant que spécialiste de l’art optique et des œuvres de son grand père.
Il préside la fondation Vasarely depuis 2009. En 2017, il est fait Chevalier des arts et des lettres.

Pour la première fois, à travers une biographie intitulée Vasarely, une saga dans le siècle il parle de son grand-père, son parcours, son art, ses amours et toutes les histoires judiciaires et familiales concernant son héritage.

Fabrice Midal

Traité de morale pour triompher des emmerdes (Éd. Flammarion)

Philosophe français et fondateur de l’École occidentale de méditation, Fabrice Midal revendique la pratique d’un bouddhisme laïc. Il étudie la méditation avec les grands maîtres de la tradition tibétaine.
En 1999, il soutient sa thèse de doctorat en philosophie, plus précisément, il étudie le sens sacré dans les œuvres d’art moderne.

En 2019, il publie Traité de morale pour triompher des emmerdes aux éditions Flammarion. Ouvrage dans lequel l’auteur ne nous apprendra pas à éviter les « emmerdes », mais à mieux les affronter.

Agnès Ledig

Dans le murmure des feuilles qui dansent (Éd. Albin Michel)

Agnès Ledig exerçait le métier de sage-femme quand elle a publié son premier roman, Marie d’en haut (2011).

En 2013, il est suivi par Juste avant le bonheur chez Albin Michel, succès de librairie couronné par le prix des Maisons de la presse, puis quatre autres romans, traduits en douze langues. Adulée par son public, elle a publié Dans le murmure des feuilles qui dansent au printemps 2018.

Après Le petit arbre qui voulait devenir un nuage (avec F. Pillot) en 2017, Le Cimetière des mots doux est son 2e album pour enfants.

Jean-François Kahn

M la maudite, la lettre qui permet de tout dire (Éd. Tallandier)

Diplômé d’une licence d’histoire, il se tourne très vite vers le journalisme.
Étant né peu avant la seconde Guerre Mondiale et après avoir été reporter dans plusieurs conflits armés notamment lors de la Guerre d’Algérie, Jean-François Kahn décide de mener une vie plus calme, il devient chroniqueur pour plusieurs émissions télévisées ou radio.

Tout au long de sa carrière, il publie de nombreux livres comme L’Horreur médiatique en 2014. En 2018, il publie M la maudite, la lettre qui permet de tout dire un ouvrage souvent considéré comme un véritable kaléidoscope de la vie.

Blaise Pierrehumbert

Le premier lien, théorie de l’attachement (éd. Odile Jacob)

Docteur en psychologie, directeur de recherche en psychiatrie de l’enfant au CHUV, il a enseigné la théorie de l’attachement notamment à l’Université de Lausanne.

Katharina Hagena

Le bruit de la lumière (Éd. Anne Carrière)

C'est un roman avec une histoire cadre, entrecoupée d'histoires imaginaires qui se répondent. Au fur et à mesure qu'on avance dans l'une des histoires, le suspense enfle. Tout à coup, la narratrice nous transporte au Canada près du pôle Nord où il est question d'aurores boréales et du comportement de l'industrie face à l'environnement. Peu à peu, les connexions s'établissent entre les personnages.

Le Bruit de la lumière  est le troisième roman de Katharina Hagena, après Le goût des pépins de pommes qui a connu un beau succès éditorial en Europe.

Présence : samedi, dimanche matin

Marianne Maury Kaufmann

Varsovie - Les lilas (Éd. Héloïse d'Ormesson)

Peintre, illustratrice, diplômée d'architecture, Marianne Maury Kaufmann se fait connaître avec les mésaventures de Gloria qui paraissent chaque weekend dans le Femina.

Elle dessine avec des mots doux et poétique le portrait d'une battante, une femme bienveillante. Elle nous parle de la vieillesse, des drames de la vie que l'on cherche à cacher et aussi de la froideur de Francine qui dissimule l'histoire d'une solitude, d'une famille détruite par la Shoah.

Présence : samedi, dimanche

Julie Ewa

Les petites filles

Originaire d'Alsace, diplômée en philosophie et éducatrice spécialisée, elle vit aujourd'hui entre la France et l'Indonésie, où elle crée l'association Kolibri en faveur des enfants défavorisés.

Dès son premier livre en 2012, cette jeune auteure est primée par le grand prix VSD du polar, puis suivront d'autres récompenses pour Les petites filles. Elle vient présenter Le gamin des ordures, où l'on retrouve Lina et Thomas, pour une nouvelle enquête. Un suspense implacable et remarquablement documenté qui retrace le dangereux périple d'une famille Rom à travers l'Europe. Après Les petites filles, Julie Ewa confirme sa singularité et se place parmi les jeunes voix du thriller français.

Présence : samedi après-midi, dimanche

Denise Bombardier

Une vie sans peur et sans regret (Plon)

Issue d'un milieu modeste, élevée à l'eau bénite, Denise Bombardier nous offre ses mémoires de femme de cœur et de caractère. On découvre comment elle s'est extraite de la pauvreté culturelle grâce à l'éducation jusqu'à devenir une écrivaine et journaliste férue de politique connue aussi bien au Canada qu'en France.

Femme de combats et d'engagements, elle ne craint ni la polémique ni les débats d'idées et s'est tracée un sillon médiatique et littéraire.

Présence : samedi, dimanche

Pascal Janovjak

Le zoo de Rome (Actes sud)

En retraçant l’histoire du zoo de Rome et ses épisodes tragi-comiques, Pascal Janovjak montre comment notre rapport à l'animal a changé au cours du XXe siècle. D'abord lieux de spectacle, les zoos, à partir des années 60, se sont lentement mis au service des animaux, avant d'être, le dernier refuge des espèces les plus menacées d'extinction.

Ce roman, qui glisse de l'histoire à la fiction, imagine un zoo qui abriterait un « endling », le dernier spécimen d'une race.

Présence : vendredi après-midi, samedi, dimanche

Janine Mossuz-Lavau

La vie sexuelle des Français (éd. de La Martinière)

Janine Mossuz-Lavau. Vingt ans qu'on n'avait plus entendu parler d'elle. Vingt ans que son enquête sur la vie sexuelle des Français faisait encore autorité. En 2014, elle publiait sous sa direction Le Dictionnaire des sexualités, dans la collection Bouquins. Et, il y a quelques années, Janine Mossuz-Lavau a repris son bâton de pèlerin, a voulu savoir si les choses de l'intime avaient changé.

Pendant un an, elle a recueilli les témoignages de femmes et d'hommes, de tous les milieux et de toutes les orientations sexuelles. Première fois, sites de rencontres, sodomie, polygamie : tous se sont confiés. Les tabous ont semble-t-il disparu. Sauf un : ces couples qui ne font plus l'amour.

Éric Marchal

Les heures indociles (Anne Carrière)

Dans le Londres du XXe siècle, nous découvrons la lutte pour le droit de vote des femmes et le traitement abominable imposé aux suffragettes aux côtés d’Emmeline Pankhurst. L’auteur nous emmène aux urgences dans un des plus grands hôpitaux de l’époque. On suit les relations quotidiennes entre le médecin, son jeune interne, son infirmière et sœur Elisabeth. L’auteur se base sur des faits réels et mêle ses personnages à la grande histoire. Un roman addictif, passionnant et beau comme son titre.

Présence : samedi, dimanche

François Taillandler

François (Stock)

Après avoir travaillé pour l’éducation nationale et pour Livres hebdo, il se consacre entièrement à l’écriture. Son dernier ouvrage dévoile un petit garçon puis un adolescent fasciné par Eugénie Grandet et par Cyrano. Cette littérature va lui donner la vocation. Une photographie de classe du début des années 60 montre un petit garçon et ramène François Taillandier dans son enfance. Certes, ce garçon, c’est bien lui ; mais d’abord, c’est lui, dont les années l’ont éloigné, au point de lui restituer un quant-à-soi, une intériorité à quoi il n’accède plus.

Présence : samedi, dimanche

Hélène Legrais

Le bal des poupées (Calmann-Lévy)

Journaliste, elle fait ses armes à la radio, FranceInter puis 14 ans à Europe 1, avant de se consacrer à l’écriture. Ses retrouvailles avec le soleil du Roussillon et le Canigou, montagne sacrée des Catalans, lui inspirent de nombreux romans. Elle signe Le bal des poupées, un récit teinté d’amitié et d’émotions qui redonne vie aux célèbres poupées Bella et ressuscite la vie des quartiers populaires des années soixante.

Présence : samedi, dimanche

Fabienne Roy-Nansion

Droit au cœur (Michel Lafon)

L’avocate pénaliste connaît bien les grands scandales judiciaires (l’affaire Outreau, Fabienne Kabou). Elle a côtoyé de près la souffrance et la misère devant lesquelles elle ne baisse jamais les yeux.
Depuis Boulogne-sur-Mer, elle se fait le fil rouge d’un récit vrai, parfois cru et brutal, mais jamais dans le jugement. Son témoignage raconte trente ans de barreau et de nuits passées dans les commissariats d’une France noyée, broyée, rendue invisible.

Présence : dimanche

Matthieu Melchiori

Parents, ados, on se détend (Flammarion)

Conseiller éducatif, il a créé ce métier pour répondre à des attentes de parents. Il vit actuellement à Nancy et a franchisé sa structure dans plusieurs villes de France. De nombreux médias se sont intéressés à lui, à sa personnalité hors du commun et aux très bons « résultats » qu’il a pu obtenir dans les différentes familles au sein desquelles il est intervenu. Son livre donne toutes les clés pour décoder les ados et rester en lien.

Présence : samedi, dimanche

Pierre Bentata

L’aube des idoles (L’observatoire)

Pierre Bentata est professeur d’économie et conférencier, il s’aventure avec fougue et intelligence sur les terres de l’histoire, de la religion et de la philosophie. Dans Les désillusions de la liberté (2017), il en appelait à user des vertus du progrès sans tourner le dos aux ordres anciens. Dans Les croyances sont de retour ! qui vient de paraître aux éditions de L’Observatoire, il démontre que de nouveaux engouements (pour la nature, pour les limites du cerveau, etc.) se transforment en véritables religions. Et là, danger !

Présence : dimanche après-midi