Focus auteurs 2018


Axel Kahn

Jean. Un homme hors du temps (Stock)

Axel Kahn est médecin généticien et essayiste, ancien directeur de recherche à l’Inserm et de l'Institut Cochin. Il a été également le président de l’université Paris-Descartes.  Axel Kahn est surtout connu du grand public pour ses actions de vulgarisation et ses prises de positions sur des questions éthiques ou philosophiques ayant trait à la médecine, ainsi qu’aux biotechnologies, notamment le clonage et les OGM.

Jean Kahn-Dessertenne, son père, se donne la mort à 54 ans en se jetant d’un train. Il laisse une lettre à son fils Axel qui se termine par "sois raisonnable et humain". Aujourd’hui Axel lui répond à travers un récit bouleversant d’amour et de gratitude. Il rend un bel hommage à ce père singulier et fantasque dans Jean, un homme hors du temps publié aux éditions Stock.

Xavier Mauduit et Laure de Chantal

Crapoussin et Niguedouille. La belle histoire des mots endormis (Stock)

Docteur en histoire, Xavier Mauduit a notamment publié L’Homme qui voulait tout : Napoléon, le faste et la propagande (Autrement, 2015). Sa thèse de doctorat dont est issu ce livre a reçu le prix Mérimée en 2013.

À partir de 2012, il collabore avec Philippe Collin avec qui il anime des émissions sur Arte en tant que co-auteur et également des chroniques sur France Inter.
En 2015, il rejoint l’équipe de 28 minutes sur Arte pour une chronique sur l’histoire en lien avec l’actualité.
Avec Laure de Chantal, normalienne et agrégée de lettres classiques, il nous emmène dans un voyage à travers des mots endormis aux sonorités saisissantes, exhumés du passé et porteurs de belles histoires. C’est aussi une mine de mots et d’expressions oubliés qui paraissent un peu désuets et démontrent la richesse de notre langage.

Azouz Begag

Mémoires au soleil (Seuil)

Né à Lyon de parents agriculteurs d'origine algérienne, Azouz Begag est un écrivain, homme politique et chercheur en sociologie et économie franco-algérien. Élevé en HLM à la Duchère, il obtient un doctorat en économie à Lyon. Azouz Begag enseigne ensuite à l'École centrale de Lyon puis devient chercheur au CNRS. Il a été ministre de la Promotion de l’Égalité des chances de 2005 à 2007 et a occupé un poste de diplomate à Lisbonne en tant que conseilleur culturel directement rattaché à l'Ambassade de France.

Son premier roman paru en 1989, Beni ou le paradis privé, retrace l'histoire de la discrimination qu'auraient connue les immigrés français d'origine non européenne. Suivent une cinquantaine de romans et d’essais parmi lesquels Le Gone du Chaâba, Un mouton dans la baignoire et en 2017 La voix de son maître ainsi que La faute aux autres.

En hommage à un père déclinant (il a contracté la maladie d’Ali Zaïmmer, disent ses copains du Café du Soleil),  Azouz Begag a composé le plus vibrant et le plus mélancolique des chants d’amour, dévoilant avec émotion un nouveau pan de cette vérité intime qu’il avait commencé à nous révéler dans Le Gone du Chaâba.