Invités d’honneur 2019


Amin Maalouf, invité d’honneur littéraire

Né au Liban, il travaille comme reporter après des études d’économie et de sociologie. À partir de 1984, il se consacre à l’écriture et obtient en 1993, le prix Goncourt pour Le Rocher de Tanios. Il est membre de l'Académie française depuis 2011.
Depuis plus d’un demi-siècle, l’auteur observe le monde, et le parcourt. Il était à Saigon à la fin de la guerre du Vietnam, à Téhéran lors de l’avènement de la République islamique.
Dans son dernier livre Le naufrage des civilisations, aux éditions Grasset, il fait œuvre à la fois de spectateur engagé et de penseur, mêlant récits et réflexions, racontant parfois des événements majeurs dont il s’est trouvé être l’un des rares témoins oculaires, puis s’élevant en historien au-dessus de sa propre expérience afin de nous expliquer par quelles dérives successives l’humanité est passée pour se retrouver ainsi au seuil du naufrage.

Dominique Fernandez, invité d’honneur littéraire

Ancien élève de l’école normale supérieure (promotion lettre), il obtient l’agrégation d’italien dans les années 1950, il obtient le titre de docteur ès lettres en 1968 avant d’enseigner l’italien à l’université de Rennes.
Il consacre son temps à l’enseignement, l’écriture de ses livres et de ses articles pour la Quinzaine littéraire, L’express, etc. Il reçoit le prix Médicis en 1974 pour Porporino ou Les mystères de Naples, puis le prix Goncourt en 1982 grâce à son roman intitulé Pasolini, dans la main de l’ange, fondé sur la vie de ce dernier.
Il est à l'origine de la psychobiographie (interaction entre l’être humain et les œuvres). En 2007, il est élu à la prestigieuse Académie française.

En février 2019, il publie Le peintre abandonné, roman qui retrace une période sombre pour un peintre mondialement connu : Picasso. Dans cet ouvrage, Dominique Fernandez expose cette période méconnue de l’artiste.

Christian Heinrich, invité d’honneur jeunesse

Christian Heinrich et Christian Jolibois, « pondent » en 1999 l’histoire de La petite poule qui voulait voir la mer. Celle-ci donnera naissance par son succès auprès des lecteurs, à une série drôle et attachante : Les p’tites poules.

Un succès croissant depuis la sortie du premier tome en livre de poche chez Pocket Jeunesse, puisqu’il s’est vendu depuis plus de 4 millions d’exemplaires en France. Une vingtaine de traductions ont vu le jour, dont en chinois, en arabe, en turc, en allemand ou encore en alsacien aux éditions de la Nuée bleue avec S’ kleine bibbele will an‘s meer.

La structure même des histoires emprunte aux contes traditionnels leur récit fait d’obstacles et d’épreuves initiatiques à surmonter. En effet, les poules vivent des aventures en dehors du poulailler ; elles sont confrontées à de multiples épreuves qui leur font découvrir le vaste monde, tout en leur permettant de grandir. Les deux auteurs rappellent volontiers dans différentes interviews, leur enfance passée à la campagne et les souvenirs qu’ils ont d’avoir nourri les poules et nettoyé leur poulailler